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La fibre optique, indispensable dans les espaces de travail ?

Aujourd’hui, le câblage en fibre optique se limite souvent au répartiteur du bâtiment. Dans ce cas de figure, il est conseillé de réaliser également le câblage horizontal du bâtiment en fibre optique pour répondre aux besoins actuels et futurs en matière de performances du réseau. Il est donc important d’installer des réseaux performants et de prévoir une bande passante élevée pour répondre aux besoins numériques croissants des collaborateurs sur leur lieu de travail.
En effet, c’est une tendance qui se dessine déjà aujourd’hui : les nouveaux processus de travail numériques, telles que les applications collaboratives dans le cloud, exigent un niveau de bande passante élevé. L’architecture même du bâtiment doit être aujourd’hui beaucoup plus flexible ; les postes de travail fixes avec une connexion pour chaque place sont déjà de l’histoire ancienne pour de plus en plus d’entreprises. Là où on installait autrefois quatre ordinateurs fixes avec une connexion 100Mbits, on installe désormais quatre ordinateurs portables avec une connexion en gigabits. A ces équipements s’ajoutent les tablettes, les smartphones et autres appareils mobiles utilisés dans le cadre professionnel et consommant de la bande passante. Pour être ultra performant, le réseau fédérateur d’un bâtiment doit fournir une connexion vers le datacenter avec la bande passante nécessaire et répondre ainsi aux exigences d’un câblage de bureau moderne et performant. En outre, les nombreux capteurs connectés exigeront une connexion internet à l’avenir, et notamment pour automatiser davantage le bâtiment.

Tous ces services nécessitent un niveau de bande passante élevé. En 2003, le gouvernement français a lancé le plan Très haut débit (THD), avec pour objectif de couvrir l’intégralité du territoire en très haut débit, d’ici à 2022. Pour l’atteindre, le plan s’appuie sur le déploiement de réseaux mutualisés de fibres optiques. Les limites du câblage LAN traditionnel Lorsque l’on prolonge les raccordements en fibre optique, le câblage des bâtiments de bureaux peut se décliner de différentes manières. Une infrastructure avec des câbles à paires torsadées d’un catégorie CAT6 ou Cat6a permet de transporter 10 Gbit/s sur 100 mètres. Toutefois, dans les complexes de bureaux de grande taille ou les campus, davantage de câbles doivent être posés en parallèle. Ils prennent donc plus de place dans les gaines techniques, nécessitent de l’énergie et de la climatisation pour les routeurs et les commutateurs à chaque étage et peuvent également représenter une plus grande charge calorifique. Les réseaux de fibre optique représentent donc une solution alternative d’avenir, mais leur structure est fondamentalement différente des réseaux traditionnels en cuivre. Les raccordements de fibre optique monomode ont une capacité de transmission presque illimitée du point de vue technique, et les raccordements de 10 Gbit/s sont déjà proposés aux entreprises clientes aujourd’hui.

Structure d’un LAN en fibre optique

La technologie POL (Passive Optical LAN) et la Fibre jusqu’au poste de travail (FTTD) constituent deux alternatives au câblage LAN traditionnel. Contrairement à ce dernier, dans le cadre des technologies POL ou FTTD, les données sont transmises par signal lumineux et les coupleurs optiques remplacent les commutateurs, en séparant le signal lumineux entrant vers 16 ou 32 fibres optiques sortantes. Ils ne nécessitent aucune alimentation électrique, aucun refroidissement et, comme ces composants se trouvent à l’extrémité du réseau – au plus près de l’utilisateur final – il n’est plus nécessaire d’installer des locaux techniques à chaque étage. Les entreprises gagnent ainsi de la place qu’elles peuvent consacrer à la création de valeur, et voient par la même occasion leurs frais d’électricité, de refroidissement et de ventilation baisser. Dans un immeuble de bureaux, chaque étage est équipé de boîtiers démodulateurs de fibre optique (ONT : Optical Network Terminal) raccordés aux fibres optiques sortant des coupleurs optiques. Ils convertissent les signaux optiques en signaux électriques pour terminaux pouvant être mis en réseau et vice-versa. Les fibres optiques sont centralisées au même endroit dans le bâtiment pour aller vers un Optical-Line-Terminal (OLT) dans le local principal des arrivées de l’opérateur réseau. L’OLT agrège les signaux des ONTs raccordés. Un multiplexage temporel assure la séparation des signaux. En complément de l’ONT, l’autre élément central du réseau de l’immeuble est le panneau de distribution avec coupleur optique.
Dans ce cas de figure, Corning propose un panneau de distribution mural de type BAT (Building Access Terminal) avec différentes configurations de coupleur optique. Les câbles à fibres optiques vont de ce panneau de distribution vers les ONTs connectés aux postes de travail dans les bureaux. Les panneaux de distribution, coupleurs optiques y compris, ne doivent pas nécessairement être tous installés dans le local technique central, au sous-sol de l’immeuble. Si de nombreux bureaux séparés sont prévus à un étage, un panneau de distribution avec coupleur peut également y être installé. Il faut alors installer moins de câble de colonne montante dans les gaines techniques.

Planifier correctement dès maintenant
Les réseaux des bureaux sont sous-divisés en différents réseaux de bâtiments, car différentes entreprises peuvent occuper le même bâtiment. Toutefois, il est impossible de prévoir comment sera utilisé le bâtiment tout au long de sa vie et c’est la raison pour laquelle le câblage doit être aussi flexible que possible. En effet, il est toujours plus difficile de changer des câbles déjà posés dans des gaines a posteriori. S’agissant de la sécurité, un câblage en fibre optique doit être envisagé le plus tôt possible pour l’ensemble du bâtiment. Cela concerne tant les câblages verticaux qu’horizontaux. Dès la première étape de la planification, il faut réfléchir aux différentes utilisations qui devront être supportées. Il peut s’agir ici de Wi-Fi, de téléphonie IP, d’IP-TV mais aussi de systèmes de sécurité pour le bâtiment. L’autre question essentielle à se poser est celle du nombre de composants actifs (ONTs) nécessaires par zone, et notamment du nombre maximum de réseaux différents possibles à un même étage. En effet, le nombre de fibres optiques à poser sur chaque zone dépend de ce chiffre. Enfin, se posera éventuellement la question du nombre et des emplacements de locaux techniques à installer à chaque étage.

Conclusion
Se contenter d’un câblage en fibre optique jusqu’au pied d’immeuble n’est pas suffisant pour répondre aux futurs besoins en bande passante et nécessitera même des investissements sur le long terme. Une infrastructure en fibre optique de bout en bout pouvant répondre aux besoins futurs du bâtiment permet de garantir une connexion internet rapide, prend moins de place dans les colonnes techniques et consomme moins d’électricité. Autant de bonnes raisons de choisir la fibre optique. Le fournisseur de prestations d’ingénieurs AECOM a d’ailleurs équipé son siège social de Londres avec la dernière technologie de Small Cells de Corning. En effet, le vitrage anti-UV sur l’enveloppe externe du bâtiment empêchant les réseaux mobiles de fonctionner correctement, AECOM a fait appel à Corning pour résoudre sa problématique. Equipées de la technologie SpiderCloud Enterprise-RAN de Corning, les antennes Small-Cell d’Opencell assurent maintenant une réception optimale.

Source ZDnet